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VOYAGE AU MUSTANG (NEPAL)

carte Népal avec haut mustang (en jaune)

 

Vol Kathmandu Pokhara : Tôt dans la matinée nous allons à l'aéroport national, où nous retrouvons l'officier qui nous suivra pendant tout le trek. Arrivée à Pokhara vers 10 h et par chance grève des transports. Ce qui nous a permis de visiter à VTT Pokhara et ses environs. Journée très intéressante à ne pas manquer et ce sera certainement le tremplin pour un futur voyage (Françoise a remarqué les fabricants de bijoux traditionnels en or, mais nous n'avons pas le temps de nous y intéresser de plus près). Au mois d'août le temps est chaud et lourd. Mais le soir sur le bord du lac, c'est divin. Un peu trop commercial à notre goût avec beaucoup de restau. au bord du lac assez cher, mais on peut marchander.

Vol Pokhara Jomoson : Lever matinal et malgré les nuages, superbe vue sur L'Anapurna. Il faut partir très tôt car c'est un moment sans trop de pluie. Notre bimoteur monte doucement à travers des vallées encaissées. Les nuages se font de plus en plus épais. Descente sur Jomoson, on atterrit sur de la terre battue avec des cailloux qui cognent la carlingue ! Notre guide nous attend avec toute l'équipe et nous retrouvons notre officier perdu de vue depuis Kathmandu. (Il avait fait le voyage Pokhara/Jomoson en autobus et à pied). Enregistrement de notre départ pour le Mustang.

Jomoson Marpha Tukuché Marpha: Pour nous mettre en jambes et pour voir la partie sud impressionnante du Mustang. En suivant le bord de la Kali Gandaki nous descendons doucement sur Tukuché. C'est l'endroit du Népal où il y a le plus de pommiers. Des petites pommes rouges très sucrées. Bien que les crudités soient proscrites, en les épluchant, j'en ai mangé des dizaines. La Kali Gandaki est noire, boueuse et des coups de vents remontent du sud des nuages de vapeur d'eau, au raz du lit de la rivière (prévoir chèche, lunettes de soleil avec protection latérale et casquette bien arrimée). Nous visitons Tukuché en passant un peu plus de temps dans la distillerie. Je goûte à différents types d'alcools .... et j'achète 2 bouteilles de Tukché brandy à 10 FF la bouteille. Vraiment le calva acheté en Normandie (je ne parle même pas de celui acheté en commerce) est vraiment moins bon que cet alcool fait dans un alambic qui doit dater d'un siècle. Entre les vapeurs d'alcool et les différents alcools goûtés le retour à Marpha est difficile. Première nuit sous tente sur un toit de maison avec vue sur la Kali Gandaki. Dans tous ces pays sans pluie Tibet, Ladakh et nord Népal, les toits sont plats et en terre et les propriétaires ne sont pas gênés par les trous faits par les piquets de tente.

Marpha Kagbeni: Marpha est un petit village d'une très grande propreté. C'est une rue bordée de maisons à un étage. La rue est pavée de plaques de pierre noire patinée, de 50 cm. de large par 2 mètres de long. Ces plaques sont posées perpendiculaires à la rue, et dessous passe un torrent canalisé. Nous nous arrêtons à Jomoson pour refaire les paquetages, car Jomoson est notre point de retour. Le temps est mi-soleil mi-nuage, température de l'ordre de 20 ° C., altitude de 2700 à 2800 m. avec montée vers 3000 m. . On monte sur le coté droit de la Kali Gandaki, un passage difficile de 1 km car nous marchons sur de l'ardoise pillée très friable qui glisse dans la Kali Gandaki avec un angle de 30 °, le supposé chemin que nous empruntons est à 20 m. du torrent plus étroit à cet endroit et donc avec plus de courant .arrivée sur Kagbéni Quelques sensations fortes, en particulier pour Françoise ! Nous arrivons dans l'après- midi à Kagbeni, forteresse qui ferme la vallée du Mustang. Nous voyons nos premières "orgues". Sur la face opposée du torrent se trouve une falaise de 300 m. de haut couleur ocre avec comme des tubes verticaux, on pourrait penser à une orgue . Petit problème pour trouver où dormir, mais après discussion nous trouvons un toit (pour mettre notre tente dessus). Il y a un très vieux monastère, nous essayons donc de le visiter. Et surprise il n'y a plus de moine. C'est fini, les moines ne veulent plus passer leur hiver à - 20 ° sans chauffage, il sont tous retournés à Kathmandu. Bien entendu sans entretien ces monastères ne dureront pas.

Kagbeni Chhuksang: Au petit matin, après le bon petit déj. rituel (réveil à 6 h. avec un thé brûlant puis une heure plus tard café en poudre, céréales dans du lait en poudre, chapatti et fromage). Nous passons chez les militaires pour enregistrer notre entrée au Mustang. Bien entendu, comme je le savais, mon caméscope est récupéré par mon guide qui ne me le rendra qu'au retour. La marche de la journée se fait sans problèmes. Nous trouvons un endroit pour coucher dans une cour où il y a beaucoup de tentes. Mais par contre juste à coté un torrent canalisé amène de l'eau dans un lavoir où nous pouvons nous laver et faire notre première lessive. Nous sommes invités chez une jeune femme dans une maison avec de toutes petites fenêtres (50 cm.x 50 cm. pour empêcher le froid de rentrer). C' est très propre, 2 enfants (2 et 5 ans) dorment sur un tapis où il y a une petite paillasse en dessous (c'est leur lit), Françoise donne des vêtements pour ces 2 enfants.

Chhuksang Samar: On longe la Kali Gandaki jusqu'à un pont métallique mais pour le prendre nous devons marcher dans l'eau boueuse. Déjà, nous avions traversé un torrent où nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. Chemin avant l'arrivée au col  Dzong laIl faut prévoir des sandales très résistantes. Une de mes sandales n'a pas résisté au courant. Donc toutes les autres traversées de torrents ont été faites en tennis. La montée sur Chele est très raide, mais de toute beauté. Nous continuons par un chemin surplombant un canyon impressionnant où nous croisons une caravane de mulets. Après le passage du col nous descendons sur Samar et nous découvrons pour la première fois ces champs colorés roses vifs pour le sarrasin et vert aussi vifs pour l'orge.

 

Samar Geling: Il y a 2 chemins pour rejoindre Geling, Samar vue d'une petite butte au sud le chemin qu'empruntent les porteurs et celui des pèlerins que nous prenons. A 2 km de Samar nous passons à coté d'un enclôt habité par des réfugiés tibétains et gardé par des molosses non attachés qui aboient à notre passage ; ça ne dérange pas notre guide et effectivement, nous contournons ce campement sans encombre. Il fait beau, l'air est pur, nous voyons à plus de 50 km des canyons splendides, ce rouge sur ce ciel bleu c'est sublime. Nous descendons dans une gorge étroite, à 100 m. de nous se trouve une falaise lisse, verticale d'au moins 400 m. de haut , nous traversons le torrent et grimpons sur la gauche un petit escalier taillé dans la roche, après 60 m. de dénivelé nous accédons à la grotte de Bouddha. Un ermite très affable nous explique comment ce sanctuaire a été créé. Nous quittons l'endroit et 1h.30 après, dans une gorge raide nous nous arrêtons pour manger. Quel plaisir après s'être restauré de s'étendre sous un soleil brûlant. Mais quelle difficulté pour redémarrer ;Lodge au col de Shyammochen la après 2 heures de marche nous atteignons le col Shiammochen où se trouve une seule maison faisant office de lodge. Nous buvons un thé tibétain (thé+beurre de yack, rance+sel). L'ensemble nous ragaillardit et avant de repartir nous nous amusons avec le petit chien de la patronne(en France on les appelle" Lhassa"). Nous trouvons un semblant de robinet sur une plaque de béton(donc sans boue), nous profitons pour faire un grand nettoyage du linge et nous. Visite du monastère, sans moine donc sans vie... En nous promenant prés du torrent, nous entendons du bruit dans une toute petite cabane de 2m.x 2 m.. On cogne à la porte, sort une toute petite bonne femme toute blanche de farine et effectivement derrière elle, tourne la meule.

arrivée sur Geling Elle nous emmène chez elle, 500 m. plus bas dans le village. Elle nous fait entrer dans une pièce éclairée seulement par la porte entrouverte. Sortent d'une pièce contiguë sans fenêtre deux personnes âgées , la petite bonne femme nous fait comprendre que l'une des personnes âgées a mal aux yeux , nous lui expliquons difficilement que nous n'avons rien pour cela, du coup elle nous laisse sur le pas de la porte (comme de vieilles chaussettes !!!! )

 

Geling Tramar: Le chemin n'est pas formidable mais quelle arrivée superbe ! arrivée sur Samar(a droite verger de pommier)Au tournant d'un chemin nous voyons à 5 km des falaises ocre rouge à leur pied beaucoup de champs de sarrasin rose. Chaque parcelle est bien délimitée par des petites murettes en pierre sèche. Un groupe "Folklorique" veut que nous passions les voir, mais comme on a déjà subi leur pression dans un autre village, nous forçons le passage.

 

 

Tramar Lo-Gekar Tsarang: Montée raide dans la brume un peu surnaturelle et descente sur le monastère du XVI siècle Lo-Gékar. Splendide bâtisse en pierre avec à l'intérieur....... ....... Nous avons la chance de voir la pose et la bénédiction du mât de prière, sur la place devant le monastère. C'est très impressionnant. Après 2 heures de marche dans des chemins serpentants dans les cultures colorées, nous descendons au torrent et là après 3 km de marche nous rebroussons chemin car le passage à gué a été emporté par un orage.arrivée sur Tsarang Arrivée sur Tsarang, gros village à l'angle de 2 falaises. Nous sommes bien reçus par la soeur du roi. Mais son mari qui sait joindre l'utile à l'agréable nous propose différents produits à acheter dont une parure tibétaine pour cheval (tapis de selle + divers) pour la modique somme de 4000 F.F. . Nous ne visitons pas le monastère inhabité.

 

Tsarang Lo-Manthang: Descente vers un torrent rugissant, ou une petite centrale hydroélectrique fonctionne . Sur le bord du chemin un très grand chorten.arrivée sur Lo-Manthang Arrivée au col d'où nous apercevons Lo-Manthang au loin. Le chemin est défoncé lorsqu'il y a des orages violents au vue du résultat. Nous trouvons cette journée très longue et pour cause ... notre hâte de rentrer dans Lo-Manthang ! Enfin nous arrivons, passage sous le porche (entrée de la ville) et à 200 m. à gauche notre arrêt pour 3 jours. Le guide nous déniche un emplacement super au 4 ème étage sur un toit. De l'autre coté de la rue juste en face du palais du roi. On peut trouver des petites choses anciennes à des prix honnêtes. Il suffit de se balader dans les petites ruelles le long des remparts.

Lo-Manthang 1 : Nous décidons de partir à pied au nord de Lo-Manthang . Bien sûr tout est cultivé avec une irrigation très sophistiquée, les parcelles allant du jaune pour le colza, rose pour le sarrasin et vert pour l'orge sont surprenantes mais le choc c'est lorsque l'on relève la tête :les montagnes sont d'un blanc éblouissant ou rouge ou bleu verdâtre, irisées par le soleil traversant au grès des nuages.Nous rentrons à Lo-Manthang toujours par la même porte, beaucoup de boue devant chez nous et devant le palais du roi (puisqu'il est en face). Il faut dire que sur 500 m. il n'y a qu'un point d'eau et comme il fait beau les femmes lavent tant bien que mal leur tapis(qui leur servent de matelas). Nous faisons quelques emplettes : une lampe à l'huile presque ancienne et un récipient très typique au Tibet pour verser l'huile dans les lampes se trouvant par dizaines devant les divinités dans les monastères. Le tout en cuivre repoussé.

ancien palais d'été du roi

Lo-Manthang 2 : Afin de ne pas modifier le rituel des voyageurs venant à Lo-Manthang, nous partons à cheval vers l'est de Lo. Pour 2 personnes, notre équipe se comporte de notre guide bien sûr, de notre officier qui vérifie tout ce que nous faisons (il faut dire qu'il est sympa., mais il n'a pas une tache facile), de notre muletier et en sus d'un policier de Lo-Manthang, chacun sur son cheval. Avec seulement quelques rudiments d'équitation,le roi doit voir la même vue de chez lui je descends sur mon petit cheval qui connaît bien le chemin, vers le torrent avec une bonne pente à 30 °, ça vous met tout de suite dans le "bain". Les paysages sont différents de ceux du nord de Lo, plus arides avec des couleurs tendance ocre. Une visite dans une école, comme à l'habitude, avec don de vêtements, faisant beaucoup d'heureux. Et nous arrivons à cet ancien village troglodyte vraiment impressionnant par toutes ses pièces taillées dans la roche et leurs "boyaux de communication", des échelles de niveau, en niveau. La rentrée en fin d'après- midi au petit trot, couronne complètement cette journée.

Lo-Manthang Dhie Yara : Départ de bon matin, après avoir passé le col nous partons sur la gauche. Nous voyons de l'autre côté de la vallée le chemin que nous avons pris pour venir, le grand chorten est majestueux. Nous basculons sur l'autre flanc de la montagne et là, les choses se compliquent. Ce n'est plus un chemin mais un sillon sur une pente abrupte et une terre friable. Quelques kilomètres difficiles à passer. Nous nous arrêtons un bon moment, Françoise a besoin de se détendre !!! Nous rebasculons sur l'autre flanc et nous apercevons Tsarang . La vue est magnifique mais il y a une barre de nuages qui nous empêche de voir au-dessus de 4500 m. .arrivée sur Dhie Descente raide sur Dhie, au début dans un couloir très étroit avec des flancs de 20/30 m. de hauteur qui nous empêchent de voir le soleil, la descente se termine sur, au moins 500 m. de "sable gravier" où l'on court en glissant et s'enfonçant(comme sur une dune). Après un bon repas, nous attendons avec impatience la traversée du Mustang Khola. Nous avions été informés par les "locaux" que le pont a été emporté et que les mules refusent de traverser sur deux troncs permettant de rattraper le reste du pont. Après une heure de marche nous rentrons dans un canyon qui se resserre de plus en plus. A notre droite dans une falaise gris clair nous apercevons taillé à une certaine hauteur tout un village troglodyte.

en partant Yara Nous marchons dans le lit du torrent tellement encaissé que si par malheur le flot augmentait nous n'aurions aucune possibilité de remonter sur une rive. Et pourtant... nous sommes 40 millions d'années en arrière. Nous faisons une récolte d'ammonites et de rostre de bélemnites soit visibles directement, soit dans des galets noirs qu'il faut casser d'une certaine façon.

 

Yara Tange : A Yara pendant la nuit nous essuyons un bel orage, notre tente inondée, nous terminons notre sommeil dans la salle qui sert le jour de restaurant et la nuit de dortoir; vraiment typique : odeurs, gouttes d'eau, insectes tous les" bruits" de pèlerins faisant la halte nocturne sur le chemin de Luri Gompa et ceux de toute notre équipe couchée à même le sol. Le matin au petit dej. grande discussion, car nous devons aller au très ancien monastère de Luri Gompa, par contre le jour suivant nous ne sommes pas sûrs de pouvoir traverser un torrent en crue, et si nous sommes obligés de rebrousser chemin nous ne serons jamais à temps pour prendre notre avion à Jomoson. Donc nous décidons de supprimer la visite à Luri et si tout se passe bien nous resterons 1 journée de plus à Muktinath. Après 2 heures de marche nous arrivons à une falaise avec 200 mètres au-dessous, notre torrent qui de loin à l'air d'être tranquille (30 m. de large dans un lit de 500 m.) . Descente par un raidillon, préparation pour la traversée, appareil photo dans sac étanche, grosses chaussettes dans tennis pour se protéger des cailloux car on entend au fond du torrent les bruits sourds des cailloux qui roulent. 2 petits "malins" qui étaient partis de Yara le matin nous proposent leur aide contre 10.000 Roupies par personne ! Nous n'acceptons pas et voilà Françoise arrimée entre notre guide et moi, au milieu du torrent, elle décolle par la force du torrent , attention à ne pas la lâcher... j'ai de l'eau jusqu'au nombril le fond du torrent est fait de gros galets ronds dans une eau opaque et boueuse, c'est vraiment difficile de garder son équilibre et de marcher. Ouf !! c'est fait, pas trop de dégâts. Françoise est arrivée à bon port sans peur et sans reproche ! Après 1 km de marche en dehors du lit du torrent nous nous arrêtons pour manger et pour faire sécher tente, matelas, vêtements matériel . Belle grimpée, plateau et descente sur Tange dans l'après- midi. On ne s'habitue pas à ses vues irréelles, presque virtuelles, surdimensionnées.

descente sur Tange

Tange Tétang : C'est la plus longue journée avec 2 cols à passer et de grandes descentes qu'il faut remonter à chaque fois. Mais c'est la journée où nous apprécions le plus le Mustang. Notre chemin suit les crêtes d'où nous découvrons à chaque tournant de nouveaux paysages. De notre coté, grand ciel bleu et en face à 30 km (chemin de l'aller), toujours cette barre de nuages qui nous cache tous les sommets. Nous sommes forcés de quitter le chemin et pour cause à 2 km il n'existe plus. Donc il faut faire un détour en passant par le haut de la cime, c'est une montée très raide à travers les pierres, marche d'une heure où j'étais vraiment lessivé et tirais la langue, tel Milou derrière Tintin (c'est Françoise ). Mais quelle vue en arrivant en haut de l'autre côté, nous surplombons un "nid" de demoiselles coiffées (sans coiffe). Nous ne voyons pas le fond, mais ces dizaines de pointes rouges font entre 50 et 100 m. de haut, c'est vraiment surprenant. Et nous ne pouvons pas trop nous approcher du bord, nous ne sommes pas sur de la roche et nous sommes peut-être sur un surplomb ?? . Nous retrouvons notre chemin, croisons un homme qui porte du tchang dans un gros bidon, nous restons une demi-heure assis à coté de lui à nous reposer au bord du chemin. Un des porteurs très faible, s'évanouit de fatigue sur le chemin (on apprend qu'il ne mange pas). Il a de la chance, à cet endroit le chemin est assez large et flirte moins avec le précipice.départ de Tétang Je prends le sac du guide et le guide prend la charge du porteur. La descente sur Tétang, la nuit tombante est difficile sur un raccourci sans trace et quand nous arrivons : pas d'équipe de cuisine, elle s'est perdue !!! Pour l'attendre, le propriétaire des lieux du campement saute par dessus le mur et nous ramène beaucoup de pommes.

 

Tétang Muktinath : Belle journée en perspective. D' une façon générale, la verdure est au rendez-vous, toute la montée jusqu'au col se fera sur "un gazon anglais".arrivée sur Muktinath

 

 

 

petite école avant MuktinathDans le premier village que nous traversons, nous passons à côté de groupes importants d'enfants et certains enhardis quémandent de droit quelque chose. Nous avons quelques tensions mais le groupe dépassé, ils ne nous suivent que quelques dizaines de mètres. En haut du col nous avons un panorama embrumé sur les chaînes du Daulaghiri à droite, et Annapurna à gauche, au loin plus bas, nous apercevons Muktinath.. Bonne descente, traversée relativement aisée du torrent dans une eau glaciale. Nous grimpons tant bien que mal sur la rive opposée. Des pans de terre sont enlevés par le torrent et le chemin est inexistant. Enfin, voilà la pancarte indiquant notre sortie du royaume du Haut Mustang. A 3 km de Muktinath nous traversons un petit village où nous croisons une petite école avec des enfants adorables. Nous reviendrons demain. Chanson1- 191 Ko Chanson2- 165 Ko

Muktinath Jharkot Jomoson : Deux journées à Muktinath où nous avons la chance de voir une fête : procession de cavaliers précédés du cortège chantant des femmes somptueusement habillées et parées de bijoux autour du monastère dans lequel se trouve la flamme tant vénérée par les bouddhistes et les hindouistes puis grandes démonstrations de galop sur des chevaux montés à cru, mon guide m'a rendu mon caméscope, on a du courant (50 ou 60 hz ?? plutôt 70 volts que 220) enfin je recharge les batteries c'est le principal. Le petit village de Jarkot est superbe et très ancien. On aurait eu envie de passer l'après- midi à visiter Jarkot, mais la route est longue pour Jomoson. Repas dans un restau. moderne en bas de la vallée et traversée de la Kali Gandaki sur un pont suspendu. Une belle conception avec arrimage latéral très important. Il doit faire plus de 200 m. et nous essuyons des bourrasques entre 80 et 100 Km/h... Il doit nous rester une dizaine de km que nous parcourons dans le lit du torrent arc-boutés en avant pour garder notre équilibre. Nous avons droit à notre lifting car le vent pendant tout ce parcours nous pulvérise du sable partout.

Jomoson Pokhara Kathmandu : Bien que les nouvelles ne soient pas réjouissantes, nous partons à l'aérodrome à 6 h du matin. La salle d'embarquement est pleine à craquer. Depuis 5 jours aucun avion n'a atterri, le temps était trop mauvais à Pokhara. Tout le monde est tendu, pas de bruit, on scrute côté ouest, la vallée de la Kali Gandakhi. L'attente dure 1 h, il y a un tollé de joie quant au loin nous voyons des reflets de soleil sur un point brillant entre les 2 chaînes de montagne. Notre bimoteur de la Yéti air line arrive, c'est la course pour embarquer car il faut laisser la place aux autres avions qui vont arriver. De l'autre côté du mur notre équipe nous fait des signes d'au revoir, le chef cook toujours calme et souriant, son aide si pétillant qui à chaque repas nous donnait un cours de népalais. Le guide et l'officier sont avec nous. Le pilote monte avec 2 sacs plastiques, 1 rempli de pomme rouge l'autre avec au moins 5 bouteilles de brandy de Tukuché. Changement d'avion à Pokhara sous la pluie, le guide nous quitte c'est dur .......